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Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda

Adultes

Roman québécois et canadien

Écorchée

Sara Tilley

« Écorchée est une lettre d'amour stoïque adressée auchagrin, au Grand Nord, aux nuits de St. John's, aux familles dysfonctionnelles et à l'infime possibilité derédemption. Sara Tilley manie le désespoir, la comédie et tous les registres avec un égal talent et une grâce constante. Une voix complètement crédible et un roman formidable. » Michael Crummey

« Bien qu'il semble en apparence relater la vie d'une jeune fille de douze ans dans le Nord, puis son quotidien dans le milieu des arts de St. John's une fois dans la vingtaine, ce premier roman porte en réalité sur tout autre chose : les possibilités de la prose. Sara Tilley a ciselé un roman cohérent dans ses rouages internes tout en étant doté d'une flamboyance linguistique; elle secoue le langage et atteint la poésie en évitant l'obliquité qui obstrue souvent les artères de notre littérature, tout cela sans perdre de vue la nécessité de tisser un bon récit. Je crois que Sara Tilley est l'une des étoiles montantes les plus prometteuses de la littérature terre-neuvienne. » Shane Neilson, The Fiddlehead

Sara Tilley est l'auteure de deux romans. Écorchée a remporté le prix du premier roman Percy Janes et le prix Fresh Fish décerné à un auteur de la relève. Ce livre fut aussi présélectionné pour le prix de la fiction de l'Atlantique Thomas Raddall et pour le prix Winterset. Son plus récent ouvrage, Duke (publié chez Pedlar Press en 2015), a remporté le prix BMO Winterset et a été présélectionné pour le prix de la fiction littéraire de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle vit à Saint-Jean de Terre-Neuve en compagnie de ses deux chats.

James #07

Anne Robillard

Rien ne va plus sur la Terre. Le chaos règne et une maladie mystérieuse frappe massivement la population. Malheureusement, il n'existe pas encore de vaccin pour l'enrayer. Il n'en faut pas plus pour que l'équipe de la loge Adhara, dont fait partie Alexanne, se mobilise pour essayer d'identifier la source de cette étrange épidémie qui dépasse l'état des connaissances médicales actuelles et qui pourrait bien être d'origine. extraterrestre.
Comme le point d'entrée semble trouver sa source aux abords du mythique Triangle des Bermudes, un détachement de l'équipe doit se rendre sur place de toute urgence pour découvrir comment se transmet le fléau. L'enjeu? La survie de la race humaine!

Écrivaine québécoise de renommée mondiale, Anne Robillard continue de ravir ses milliers de lecteurs de tous âges en leur proposant sans cesse de nouveaux personnages, des aventures exaltantes et des découvertes fabuleuses, tant dans notre monde que dans des univers lointains et envoûtants.

Un pied dans chaque tombe

Elyse Charbonneau

Béatrice se réveille abandonnée, oubliée dans un hôpital complètement désert. Ce n'est pourtant pas cet endroit sinistre ni son état qui la perturbent le plus. Elle est amnésique. Elle ne se souvient pas, non seulement des événements qui l'ont amenée ici, mais même sa propre identité lui est totalement inconnue.

Nénuphar

Maryse Barbance

« Si la nouvelle est affreuse je ne les laisserai pas faire. C'est ce que jeme dis. Je ne sais comment décrire la terreur qui me saisit lorsque j'imagine ce qui peut advenir. Elle me pétrifie. L'humain n'est-il pas fait de l'intégrité de son être : âme, corps et voix? » Au fil d'une écriture sensible, ponctuée d'évocations, Maryse Barbance nous fait pénétrer dans l'univers de Florence vivant dans l'interminable attente de nouvelles sur sa maladie. « Nénuphar. J'appelle la chose ainsi pour pouvoir vivre avec, et en hommage à Vian », écrit celle-ci. Le mal évoluant, les questions se multiplient : Qu'est-ce qu'une femme? Que signifie grandir? Aimer? Comment composer avec demain quand aujourd'hui se fait si fragile? Pour échapper à ces interrogations lancinantes, Florence emprunte la voie de ses souvenirs. De Paris à Montréal, c'est sa vie qu'elle revoit - ses rêves, ses luttes, ses amitiés. Une vie dont elle a fait une traversée au bout de laquelle la maladie ressemble à un havre ultime ! «Dialoguer au moins autant que lutter, demander des trêves, refaire ses forces, louvoyer si nécessaire », consigne Florence en travaillant à rassembler ces mots « qui aident à vivre, à faire des petits tas, telles des graines en devenir, qui permettent de retenir des pensées quand tout se délite, de se retrouver quand tout s'effondre ». Le calme succèdera-t-il à la tourmente ?

Nathalie ne vit plus ici

Ronald White

 

L'histoire de Nathalie, victime de l'inceste, qui se voit flouée par tous ceux qu'elle connaît, de sa famille jusqu'au psychiatre.

Dans l'oeil du soleil

Deni Ellis Béchard

Qu'est-ce qui inspire les Icare modernes? La volonté de venir en aide aux autres, ou le besoin de se sauver eux-mêmes? Kaboul, dix ans après le 11 Septembre. Trois étrangers trouvent la mort dans un attentat à la voiture piégée: Alexandra, avocate québécoise spécialisée en droit humanitaire, Justin, idéaliste religieux enseignant dans une école locale, et Clay, ex-militaire devenu contractuel en sécurité. Les liens complexes qui les unissent se révéleront au fil de l'enquête que mène une connaissance, journaliste proche des disparus. Du Maine à La Nouvelle-Orléans en passant par le Québec et l'Afghanistan, l'ambition de trouver un coupable cède la place à un dessein plus vaste, de nouvelles silhouettes se dessinent, et le reportage peu à peu se transforme en un roman d'une violente beauté.

Le plongeur

Stéphane Larue

Nous sommes à Montréal au début de l'hiver 2002. Le narrateur n'a pas vingt ans. Il aime Lovecraft, le métal, les comic books et la science-fiction. Étudiant en graphisme, il dessine depuis toujours et veut devenir bédéiste et illustrateur. Mais depuis des mois, il évite ses amis, ment, s'endette, aspiré dans une spirale qui menace d'engouffrer sa vie entière : c'est un joueur. Il joue aux loteries vidéo et tout son argent y passe. Il se retrouve à bout de ressources, isolé, sans appartement. C'est à ce moment qu'il devient plongeur au restaurant La Trattoria, où il se liera d'amitié avec Bébert, un cuisinier expérimenté, ogre infatigable au bagou de rappeur, encore jeune mais déjà usé par l'alcool et le speed. Pendant un mois et demi, ils enchaîneront ensemble les shifts de soir et les doubles, et Bébert tiendra auprès du plongeur le rôle de mentor malgré lui et de flamboyant Virgile de la nuit. On découvre ainsi le train survolté d'un restaurant à l'approche des fêtes et sa galerie mouvante de personnages : propriétaire, chef, sous-chefs, cuisiniers, serveurs, barmaids et busboys. Si certains d'entre eux semblent plus grands que nature, tous sont dépeints au plus près des usages du métier, avec une rare justesse. C'est en leur compagnie que le plongeur tente de juguler son obsession pour les machines de vidéopoker, traversant les cercles d'une saison chaotique rythmée par les rushs, les luttes de pouvoir et les décisions néfastes.

La voix de mon père

Nathalie Leclerc

Il met à nouveau son pied sur la chaise et un silence se fait entendre. En guise de rappel, il entame de sa voix-violoncelle Le tour de l'île. La tête posée contre le mur de la coulisse, je le regarde, et la petite fille que je suis comprend à ce moment précis qu'il est toute ma vie, pour le reste de ma vie.

Lorsque s'éteint Félix Leclerc, en août 1988, sa fille, Nathalie, a dix-neuf ans. Un pan de son monde s'effondre, drame dont elle met longtemps à se remettre. Ce livre à cour ouvert recompose en une mosaïque de tableaux les échos de la peine qui l'a frappée et que l'écriture a en partie consolée. Ces récits, l'auteure les évoque avec une émotion vibrante et une poésie qui n'est pas sans rappeler celle du grand chantre de l'île d'Orléans. Car, bien sûr, à travers le cours de sa vie personnelle, elle brosse un autre portrait de Félix, empreint d'un amour filial intense et poignant.

Les yeux tristes de mon camion

Serge Bouchard

« Tu donneras vie aux barreaux de ta prison, tu t'évaderas par la fenêtre ouverte de ton imaginaire, rien ne peut t'empêcher de te recueillir devant une pierre humide, devant une clôture de broche, rien ne t'interdit de résister jusqu'au dernier coup d'oil. [.] L'humain, au temps où il avait les yeux ouverts, a toujours vu les mille facettes d'une chose, les mille sens d'un mot, les mille visages des bêtes, les mille couleurs d'une plante, ainsi que les liens mystérieux qui unissent le fer à l'étoile, le brouillard à l'arbrisseau, la montagne à la mort, la mort au corbeau et le mélèze à l'enfantement. » Connaissez-vous Massassoit, le vieux sage de la nation wampanoag, Jean-Baptiste Faribault et Jean Baptiste Eugène Laframboise, ces aventuriers canadiens-français qui ont bâti l'Ouest américain, ou l'oncle Yvan, revenu de la guerre alors que plus personne ne l'attendait, ou la tante Monique de Santa Monica ? Saviez-vous qu'une vieille Honda était douée de la parole, qu'une grande tortue sacrée vivait sur le boulevard Pie-IX, qu'un camion des années 1950 avait des yeux, et que ces yeux pouvaient parfois être tristes ? Voilà quelques-unes des merveilles que l'on découvre ici, ainsi que mille autres, grandioses ou infimes, lointaines ou familières, cachées dans le passé que nous avons oublié, chez les humbles que nous n'écoutons plus, ou bien là, tout près, dans la nature qui nous entoure comme dans la ville que nous habitons, mais que notre modernité trépidante et notre obsession de la vitesse et de l'efficacité nous empêchent de saisir. Car pour les saisir, écrit Serge Bouchard, l'humain doit avoir « les yeux ouverts », c'est-à-dire des sens, un cour, une intelligence et une mémoire capables de reconnaître la beauté secrète des choses, les joies et les souffrances quotidiennes qu'apporte à chacun, et particulièrement aux humiliés de ce monde, le simple fait de vivre, d'aimer, de vieillir. Après C'était au temps des mammouths laineux (2012), voici de nouveau une trentaine de petits essais écrits avec cet art qui est la marque unique de Serge Bouchard, le timbre même de sa voix : un art qui est à la fois celui de l'anthropologue, nourri par une attention passionnée aux visages et aux récits inépuisables des humains, et celui du poète, confiant dans les pouvoirs révélateurs de l'imagination et du langage.

Les Torrents

Julie Rivard

La Vie pour vrai

Nicole Houde

 

La Vie pour vrai nous plonge dans l'univers et le langage animistes d'une déficiente légère. C'est la voix de Céleste que nous entendons. Son grand cour et sa franchise nous émeuvent.

Céleste a 38 ans, mais elle n'est pas une femme comme les autres. Elle a gardé sa naïveté d'enfant et se laisse bercer par la beauté des arbres, des oiseaux et des chats. Elle déborde d'imagination et d'humour et s'invente des histoires fabuleuses. Elle rêve aussi de se marier avec son amoureux, une armoire à glace comme dans les romans policiers. Mais l'amour est une chose bien compliquée, pleine d'embûches. Y a-t-elle même droit ?

Céleste est un personnage attachant qui donne son amour sans compter ; elle nous apprend des choses étonnantes sur la vie, l'amour, la solidarité et l'amitié.

 

Un été à Provincetown

Caroline Vu

Ce roman choc raconte la vie tumultueuse d'une famille nord-vietnamienne ballottée par les caprices de l'Histoire et aux prises avec sa propre folie. À travers un récit teinté d'humour, on découvre les aventures rocambolesques d'un clan familial dans sa longue migration, depuis l'Indochine française jusqu'à son exil à Montréal. Saisissant portrait de quatre générations dans un univers où tous les repères s'écroulent. Le personnage pivot de ce récit romancé est le cousin Daniel, qui meurt du sida à Montréal en 1986 et dont personne ne mentionne plus le nom. Du grand-père opiomane jusqu'à ce jeune cousin homosexuel, tous vivent dans leur chair les blessures de la guerre. Avec leurs faiblesses et leurs rêves, ils se débattent pour survivre à la désintégration de leur monde ordonné, disparu dans les vents du changement.Un roman hypnotisant qui allie l'historique et l'intime.

L'Assassin avait toujours faim

Christiane St-Pierre

 

Adepte de la musique country et des danses en ligne, l'électricien anodin qu'est Donald Grant a été abusé et traumatisé dans son enfance au point de disjoncter lorsqu'il subit un stimulus particulier. Sous le coup de la colère, il commet un acte irréparable qui déclenche en lui un appétit glouton, si bien que la serveuse du Resto Chez Jos le surnomme Arnold, en référence au petit cochon de l'émission les Arpents verts. On sait qui est l'assassin dès la première page du roman, mais on se demande si et comment l'équipe de l'inspecteure Marconi arrivera à mettre la main au collet de l'auteur des meurtres sordides qui se répètent en série. Christiane St-Pierre signe un premier polar joliment ficelé, teinté d'un humour grinçant et dont les personnages attachants sont bien découpés.

 

La Femme tombée du ciel

Thomas King

En éliminant le sous-bois qui gêne le passage d'un oléoduc, la multinationale Domidion provoque un déversement mortel sur la côte de la Colombie-Britannique. Dorian Asher, le PDG, s'amuse à oublier son divorce et son mal-être par des dépenses somptuaires. Le chercheur Gabriel Quinn, responsable de la catastrophe, retourne s'enfermer près de la réserve de sa mère, désormais condamnée. Il y rencontre des survivants : Mara Reid, peintre ayant grandi sur la réserve, Nicholas Crisp, sage et coloré doyen des lieux, Sonny, jeune maître des tortues, collectionneur d'objets vomis par la marée, et le chien Soldat qui semble vouloir sauver tout ce beau monde. C'est un livre d'exception que l'on dévore d'une traite.Daphne Bramham, Vancouver Sun Dans La femme tombée du ciel, qui rappelle la légende fondatrice de la création du monde, King use habilement de la tradition orale des contes autochtones. Ses dialogues sont mémorables et, au final, son message laisse place à l'espoir : l'esprit humain survivra.Laura Eggertson, Toronto Star

Le Coeur gros

Dominique Bertrand

Arielle a onze ans, mais sent déjà son avenir se refermer sur elle, enserrer
son corps obèse qui ne correspond pas aux canons de la beauté. Élevée
dans un milieu privilégié où l'apparence fait loi, privée depuis peu du
soutien de sa grand-mère, sa seule véritable alliée, elle se gave de
nourriture pour combler le vide de plus en plus grand qui l'envahit. Dans
sa bouche, les phrases chipées aux adultes qui oublient trop souvent sa
présence prennent un tour grinçant ; les morales à l'eau de rose des films
dont elle se régalait avec mamie tournent au vinaigre. Que reste-t-il à
espérer, quand on a comme elle le coeur gros ?

La profondeur du lac

Patrick Pelletier

Les Choses immuables

Éléonore Létourneau

Hélène et Louis. Virginie et Mathieu. Pour ces deux couples d'amis au seuil de la quarantaine, il s'agit d'une année charnière. Enjeux professionnels, mort d'un proche, spectre d'une séparation : des bouleversements les forcent tour à tour à reconsidérer leurs choix des quinze dernières années. Quatre personnages complexes et attachants qui, envers et contre une époque où tout paraît jetable, estampillé d'une date de péremption, se demandent s'il ne vaut pas mieux choisir la durée.

 

 

Le projet Éternité

François Beauchemin

Dans un avenir situé à quelques siècles de distance de notre époque, les êtres humains ne meurent plus. Mis au service d'un monde enfin pacifié, juste et heureux, les progress toujours plus fulgurants de la science assurent désormais à tous non seulement une quasi-immortalité, mais aussi une existence à l'abri de la vieilesse, de la maladie et Presque de tout inconfort moral.

Des circonstances inédites empêchent toutefois le jeune Sinclair Haverstock de tirer profit des diverses manipulations géniques, neuronales et tissulaires dotn déroule cette humanité nouvelle. En compagnie de sa camarade d'études Nora Mesmeyer et de la psychologue multicentenaire Marie Pasternak, il sera parmi les premiers témoins de l'éffondrement du vieux rêve de jeunesse et d'éternité que se sont accordés les societies de ce futur en apparence triumphant.