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Bibliothèque municipale de Rouyn-Noranda

Adultes

Roman québécois et canadien

Chez l'arabe

Mireille Silcoff

Inspiré d'événements réels vécus par l'auteur, Chez l'Arabe s'ouvre sur le portrait inoubliable d'une femme qui mène une vie parfaite dans sa maison en briques avec persiennes noires et géraniums rouges aux fenêtres. Bientôt, elle fait face à l'impossible - une maladie terrible, un mari qui cherche ses boutons de manchette pour sortir le samedi soir, l'intendance des liens délicats qui l'unissent à sa mère. Elle cherche d'abord à survivre, puis elle prend le temps de se demander : « Et maintenant, où en suis-je ? » Suivent une série d'histoires interconnectées racontant les épreuves traversées par ceux et celles qui souffrent, prisonniers de leur mal, mais aussi de leur confort, de leur maison, de leur mariage. À ces récits de nature autobiographique viennent se greffer quelques autres, racontant des vies fictives, mais marquées par des faits criants de vérité. Les êtres qu'on y rencontre sont bousculés dans leur routine par de vieux souvenirs, aussi bien que par des apparitions soudaines ou des nouvelles inattendues. Les histoires de Mireille Silcoff respirent l'authenticité et la complexité de l'existence ordinaire. Débordantes d'observations caustiques et d'intelligence universelle, elles nous touchent là où ça fait mal, là où ça fait du bien, et explorent sans ménagement ce qu'on appelle, dans tous les milieux, la condition humaine.

Station Eleven

Emily St John Mandel

Le premier jour : Éclosion de la grippe géorgienne. On estime qu'elle pourrait contaminer 99% de la population. Deux semaines plus tard : La civilisation s'est effondrée. Vingt ans après : Une troupe présente des concerts et des pièces de théâtre aux communautés regroupées dans des campements de fortune. La vie semble de nouveau possible. Mais l'obscurantisme guette, menaçant les rêves et les espérances des survivants. Roman phénomène publié dans une vingtaine de pays, Station Eleven illustre brillamment que l'art, l'amitié, la résilience et ce qui nous unit permettent de tout traverser, même une fin du monde.

Sarah et moi

Christian Tétrault

Nous allons vivre nos deux vies comme si nous n'en avions qu'une. Plus qu'une entente: une promesses sacrée, un engagement. Nous aurons une seule vie, mais une vie deux fois plus belle, plus excitante, plus enivrante. Une vie vie deux fois plus remplie.

Emma vient d'Écosse. Sarah, d'une tribu autochtone du nord de la Saskatchewan. Elles se sont rencontrées dans la pouponnière d'un hôpital de Montréal - leurs mères, jeunes adolescentes, étant contraintes de les abandonner. Travailleuse sociale de carrière, Marie-Andrée les a adoptées. Elles sont devenues des sours aimantes, aussi différentes qu'inséparables.

Un jour de leurs 15 ans, un accident bête et tragique vient bouleverser leur vie: Sarah sombre dans un profond coma. D'abord effondrée, Emma comprend que, loin d'être terminée, sa relation avec Sarah prend une tournure d'abord mystérieuse, puis intense et profonde. Leur vie ne sera plus jamais banale. Les gens et les événements, passés, présents et futurs, hors des limites de l'espace et du temps, leur ouvriront des chemins imprévus et imprévisibles.

Immobile et inconsciente dans son lit thérapeutique, Sarah, par le rêve, emmènera sa sour dans des territoires fabuleux, terrifiants, envoûtants. Les deux sours exploreront un monde qui dépasse toutes limites, mais dont les assises sont toujours les mêmes: l'amour et l'amitié.

Pistolet et talons hauts

Sylvie G

 

Charlie est une jeune travailleuse sociale audacieuse et obstinée qui s'inquiète de la disparition de Mia, une orpheline pour qui elle est à la recherche d'une famille d'accueil. La jeune femme se rend donc au poste de police afin d'obtenir de l'aide. Christopher, un jeune policier séduisant, mais arrogant et prétentieux, ne semble pas enclin à lui fournir le soutien qu'elle s'attendait à trouver. Malgré leurs premiers contacts difficiles en raison de leurs tempéraments bouillants, ils finiront par collaborer. Leurs découvertes seront surprenantes, mais pour Charlie, le plus bouleversant sera son irrésistible envie de succomber à ses désirs pour ce policier rebelle...

 

Le cartel des volcans

Patrice Robitaille

En 2010, l'explosion gigantesque d'un pipeline secoue la ville de San Martín (Mexique) et une marée de pétrole en feu se déverse dans les rues, emportant tout sur son passage. Les responsables de ce désastre : des narcotrafiquants. Inspiré de ce fait divers, Le cartel des volcans raconte l'histoire tragique de Juan Esteban Duarte, un jeune délinquant qui sombre dans la violence et les activités criminelles.

Douze chansons pour Évelyne

Fredric Gary Comeau

Les filles ne disent jamais toute la vérité. Les hommes sont trop fragiles pour l'entendre et elles le savent très bien.

Évelyne a traversé la vie d'Antoine comme un météore. Ensemble, ils ont sillonné l'Amérique, se sont abandonnés à toutes les ivresses, puis elle est repartie comme elle est arrivée, sans prévenir. Antoine se réfugie alors dans la forêt pour composer douze chansons à la mémoire de l'absente. Puis il s'envole pour Tokyo, où il fera la rencontre du mystérieux professeur Aoki et de l'évanescente Akiko.

Douze chansons pour Évelyne suit la trajectoire brisée du poète et chanteur acadien Antoine Bourque. Un road novel captivant, entre le Montréal des années quatre-vingt-dix et le Japon d'aujourd'hui, en passant par le Mexique et le Portugal.

J't'aime encore monologue amoureux

Roxanne Buchard

À vingt ans, on rêvait de liberté. Alors pourquoi est-ce qu'on s'est attaché? Pourquoi est-ce qu'on a voulu être la moitié d'un autre, puis choisi de fonder une famille? Et pourquoi reste-t-on, alors que les différends se sont accumulés au fil des années, que les enfants nous épuisent et que le quotidien nous lasse?

Pourquoi s'entêter à aimer encore quand il serait si facile de partir?

J't'aime encore est un récit qui explore le besoin d'enracinement et la présente dérangeante du doute

Un été à No Damn Good

Nathalie Petrowski

 

Il y a des moments dans la vie où tout explose. C'est ce qui arrive à Nora pendant l'été 1971. Elle a quatorze ans. Cela fait un an qu'elle est arrivée d'Ottawa. (Elle était arrivée de France, où elle est née, quelques années plus tôt, mais elle n'a pas vraiment envie de parler de cela). Ses parents ne semblent s'entendre que pour s'inventer des vices ou des infidélités réciproques. Il est évident qu'ils ne tarderont pas beaucoup avant de prononcer le mot fatidique de divorce. Le petit frère est - le chanceux - bien loin, dans son camp de vacances.

Heureusement qu'il y a, de l'autre côté de la rue, les Chevrier. D'abord, il y a Élise et Marie-T., les meilleures amies de Nora, avec qui elle passe d'interminables après-midi au bord de la piscine du parc Kensington, à No Damn Good, quartier anglophone montréalais bien que fondé par des pionniers de langue française. Puis il y a madame Chevrier, qui fait le meilleur pâté chinois du monde, ce qui est bien plus intéressant pour une néo-Québécoise comme Nora que les escargots qu'on sert chez elle, sans parler des bouteilles de chianti avec leur culotte en raphia que ses parents transforment ensuite en porte-chandelle. Il y a surtout Jeannot, le beau et ténébreux Jeannot qui gratte sa guitare en fredonnant des chansons où il est question de héros se battant contre l'impérialisme. Car, ne l'oublions pas, les forces révolutionnaires n'avaient pas encore, quelques mois seulement après la crise d'Octobre, dit leur dernier mot au Québec.

C'est tout ce monde tranquille de la rue Marcil qui volera en mille éclats cet été-là. Il y aura des cris, des trahisons, des manifestations, des arrestations, des déménagements à la sauvette. Et bien plus grave aussi.

Chose certaine, après, rien ne sera plus jamais pareil pour Nora.

 

Treize verbes pour vivre

Marie Laberge

Quels verbes sont essentiels si on veut explorer à fond celui de vivre?? Il n'y avait que Marie Laberge pour avoir l'audace de poser la question et oser chercher dans l'action du verbe la définition de l'intensité.
Avec cet essai original qui marque ses quarante ans d'écriture, la romancière expose ce qui lui semble indispensable pour amener le verbe - et la vie - à son sommet. Elle analyse ce qui fait de chacun de nous les vivants que nous sommes, contradictions et harmonies incluses. Elle ne se contente pas de disserter, elle fouille les verbes à fond et elle se mouille en passant en revue la place que chacun d'entre eux prend dans sa vie personnelle. Quiconque a lu et aimé les romans de Marie Laberge y trouvera des clés pour mieux comprendre son univers intérieur si riche.
Jamais moralisatrices, d'une honnêteté réjouissante, ces réflexions à la fois sensées, justes et percutantes apportent un éclairage inusité sur cette écrivaine de fiction qui réussit à aborder ce nouveau genre sans pour autant perdre sa verve et son humour.

Vi

Kim Thuy

En vietnamien, « Vi » désigne ce qui est infiniment petit, microscopiquement petit. Dans ce livre, Vi est le prénom d'une fillette, la plus jeune soeur de trois grands frères, le « petit trésor » qui se retrouve malgré elle dans la grande Vie et ses tumultes. En quittant Saïgon pour Montréal, en visitant Suzhou et Boston, en grandissant aux côtés des héros ordinaires, elle est témoin de l'immensité de la mer, de la multiplicité des horizons, de l'unicité des tristesses, du luxe de la paix, de la complexité de l'amour, de l'infini des possibilités et de la violence de la beauté.

Comme une bonne élève, elle regarde, apprend, reçoit. Mais saura-t-elle jamais vivre cette grande Vie?

Les maisons

Fanny Britt

Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu'elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n'a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d'essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l'expo-sciences de l'école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l'enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l'amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu'on a désiré à vingt ans ?

Au confluent des Annie Dillard, Elisabeth Strout et Rachel Cusk, l'ample fresque des Maisons fouille les drames privés dans une époque d'insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l'amour des enfants et de l'architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.

Le gaillard

Marie Potvin

Un soir de fête, alors que son amant la déçoit une fois de plus, Roxanne trouve en celui que l'on surnomme « Hood », un homme viril et mystérieux, de quoi se distraire pendant quelques heures de passion. Quand, le matin venu, les intentions malveillantes font toutefois leur apparition, il est clair que Roxanne ne souhaite jamais le revoir. Six ans plus tard, leurs vies sont diamétralement opposées. Ben « Hood » Desbois, entrepreneur enfoui dans les mauvaises habitudes, décide de s'offrir une cure de désintoxication sur les pentes de ski de Sainte-Anne-des-Monts. Quant à Roxanne, elle réapprivoise la solitude après de longues années difficiles. Comble du malheur, sa salle de bains tombe en ruine et nécessite d'urgentes réparations. Alors que le destin les réunit de nouveau, la jeune femme et le gaillard semblent avoir tout oublié des moments passés ensemble. Mais il suffit parfois d'une étincelle pour raviver un feu autrefois dévorant

Ventre à louer

Suanne Quimper

Le petit voleur

Robert Lalonde

Novembre 1896. À la gare de Melikhovo, Anton Tchékhov prend le train. Il se dirige vers l'ouest. Il traverse la Russie, la Pologne, l'Allemagne. Il s'arrête d'abord à Paris, puis à Nice, où le climat de la Côte d'Azur saura peut-être apaiser l'incendie qui brûle ses poumons.

Au même moment, le petit Iégor quitte la steppe où il a grandi pour aller retrouver le maître, à Melikhovo. Celui-ci a répondu à la lettre qu'il lui avait écrite en y joignant un conte de son cru. Le maître a trouvé le conte point trop mauvais et a prodigué quelques conseils à l'apprenti-écrivain, assortis d'une réflexion sur la solitude de celui qui consacre sa vie à l'écriture. Le gamin y a vu une invitation à venir vivre à ses côtés.

Après un voyage plein de surprises, au nombre desquelles il faut compter l'amour, Iégor arrivera sans prévenir devant la demeure que l'auteur aura déjà délaissée. 

De ce rendez-vous manqué, Robert Lalonde tire un bref roman tout empreint de la personnalité du grand écrivain russe. Il s'intéresse surtout au lien qui unit maître et disciple, tentant de discerner ce qui est transmis, reçu, donné ou volé dans une telle relation.

Après avoir fait de Marguerite Yourcenar ou de Gustave Flaubert des personnages de fiction, Robert Lalonde rend ici un bouleversant hommage à son cher Tchékhov.

Étrangers de A à Z

Daniel Castillo Durante

« Il était Albanais et elle venait de Zambie. Leur rencontre avait eu lieu dans un bureau gris perle (le mot "perle" aurait pu être retiré afin de mieux rendre compte de leur situation précaire) de la préfecture de Paris. À la blague, ils se disaient "étrangers de A à Z". L'humour accompagna leur modeste séjour dans une chambre de bonne du xvIe arrondissement de la capitale française jusqu'au jour où un plombier polonais appelé d'urgence par leur propriétaire russe suite à un refoulement d'égout demanda l'accès aux toilettes mansardées où faisait ses ablutions matinales l'immigrée née à Lusaka. »

Daniel Castillo Durante nous propose soixante-trois microrécits sur le thème de l'étranger. Aussi solitaire soit-il, l'étranger porte en lui tous les visages de l'humain : les meilleurs et les pires. Dans un monde tiraillé entre un consumérisme de plus en plus exacerbé d'un côté et la violence de l'autre, les personnages de ce livre nous révèlent un rapport à l'autre et à soi-même qui tourne le dos aux stéréotypes et à l'exotisme en noir et blanc qui alimentent les médias de nos sociétés obsédées par la menace terroriste. Depuis l'immigrant qui cherche dans son pays d'accueil les mots de passe sans lesquels ses efforts d'intégration risquent de s'avérer inutiles, jusqu'à celui qui s'expatrie pour des motifs fiscaux, l'étranger nous apparaît dès lors comme un miroir dans lequel se révèle le côté obscur de notre propre désir.

L'agende de Béatrice

Sylvie Lajoie

Quand le corps cède

Madeleine Allard

Que ce soit une jeune femme qui rêve secrètement de reconquérir l'amant qu'elle pourrait ensuite rejeter ; un retraité qui pleure la mort d'une épouse qui l'avait tant exaspéré ; une famille qui tente de survivre à un déménagement forcé en se lançant une balle de baseball ; ou un couple qui ne parvient pas à se parler malgré l'amour, Quand le corps cède plonge le lecteur au coeur d'enjeux humains universels, mais abordés d'un point de vue différent qui n'est jamais celui auquel on s'attend.

Avec poésie, humour et franchise, et grâce à une écriture ciselée qui mélange habilement simplicité et recherche, Madeleine Allard imagine la vie de personnages pétris de contradictions, qui nous ressemblent tous. Elle construit savamment ses intrigues et crée une tension entre les personnages, une impression de drame sous-jacent, qui lâche et qui cède ne laissant pas le lecteur indemne.

« Étais-tu déjà parti avant que je ne m'en rende compte? On dit que c'est toujours comme ça. On croit être deux, et soudainement on se rend compte qu'on est seul. Depuis un petit moment, d'ailleurs. On ne sait pas depuis quand exactement, mais au moment où on s'en rend compte, il nous semble alors que c'est depuis toujours.
We're all alone in the world, disais-tu. Jusque-là, je ne t'avais pas cru. »